L'estran

Alliant les mots de l’écrivaine Isabelle Miron, la véritable poésie musicale du Trio Estran et l’inventivité sensible de Possibles éditions, l’estran est un projet multidisciplinaire convoquant l’imaginaire du bord du fleuve. Dans un appel s’adressant à son être entier, le lecteur/auditeur est convié à explorer les strates diverses de l’espace entre la marée basse et la marée haute qu’est l’estran. Ici, de grosses roches nées comme nous de quelque étoile côtoient ce que les marées apportent et reprennent de lune en lune; des enfants cherchant des «clams» les deux pieds dans la batture passent là même où, au 18e siècle, Marie Caresse tenait l’Auberge du repos, lieu où de malheureux voyageurs disparaissaient mystérieusement.

Du projet qui a d’abord vu le jour sous forme de spectacle, L’estran prendra bientôt la forme d’un livre dont la conception collective sera chapeautée par l’artiste-éditeur Guillaume Martel LaSalle et d’un support web contemplatif où se côtoieront, musiques, paysages sonores et textes performés. Sous la direction musicale du compositeur et guitariste Sébastien Sauvageau, un trio composé du percussionniste Tom Jacques et du violoniste David Simard déploie une musique imageant le territoire de l’estran par des fresques qui réunissent des airs traditionnels nés du fleuve et des paysages sonores enveloppants et qui prolongent la parole d’Isabelle Miron.

Sébastien Sauvageau : Guitare, mandoline, voix et composition

Tom Jacques : Percussions, vibraphone
David Simard : Viole d'amour, violon, jouhikko

 

Tom Jacques sur l'estran à Grandes Bergeronnes
press to zoom
Partition de L'estran
press to zoom
L'estran à Pointe aux Anglais
press to zoom
Sur l'estran de Métis
press to zoom
Isabelle Miron, poète
press to zoom
L'estran à Métis
press to zoom
Sébastien Sauvageau, guitariste
press to zoom
David Simard, violoniste
press to zoom
Tom Jacques, percussioniste
press to zoom
1/1

Toute cette beauté
ces sons
ces silences
ces vagues lentes de la marée montante
doucement qui avancent
et s’estompent
se dissolvent
sous les palpitations
du fleuve
embaument de sel
l’air et le ciel
et les conifères.

Traces mouvantes
qui sculptent au ralenti
la terre, le roc.

Patience infinie
du vivant.